La Terre d'Oc chante sa douleur,
Fille du temps à la voix douce et pure,
S'enroule en nuées cristallines autour des nuages vagabonds,
Au loin, au gré des partitions célestes.
Autrefois terrassée par les hordes croisées,
Puis brûlée par la haine et l'ignorance,
Elle porte en son sein la force invincible,
D'un pays résistant au feu et aux larmes.
La Terre d'Oc chante sa souffrance passée,
Sur la musique du vent qui vient de l'ailleurs,
Dont l'écho mélodieux monte bercer les étoiles,
Vers les abîmes profonds des firmaments infinis.
Le soleil pianote les touches de couleurs,
Au rouge du sang versé de ses peuples rebelles,
Au bleu pur de ses âmes consumées,
A l'or de ses trésors cachés.
La Terre d'Oc chante sa liberté,
Quand respire son histoire comme on respire la vie,
Le coeur battant au rythme de l'éternité,
Eprise d'insouciance et de lumière.


























