Un jour, c'est sûr, j'étais Cheval...
Un destrier à la robe ébène qui galopait sur les plaines sans fin, miroirs de l'ombre et de la lumière...
Un ange sauvage aux ailes noires qui grimpait sur les roches avides de clair de lune sous mes pas silencieux...
Crinière au vent, je défiais le Temps et la mort, le regard fixé sur la boucle de Horizon, afin d'éviter sa béance mortifère prète à m'engloutir dans ses eaux saumâtres.
L'encolure cabrée, j'allonge mon allure et lévite sur les nuées teintées de cendres, dont les braises rougeoient encore sur la Terre sacrifiée, ma Terre d'Oc...
Je sais d'où je viens, de ces contrées rebelles qui font briller mon regard par dessus tout...
Mais je ne sais où je vais, vers quelque lande inconnue aux mille secrets agiles, inondée de l'Aura du Soleil levant...
Le souffle du Hasard qui m'est Destiné me portera vers l'Arc en Ciel qui relie ce monde aux autres, où s'entremêlent pléthore de rêves innés...
Un jour, c'est sûr, je renaîtrai Mérens...
Photo : L'ami Roscau, Mérens



























Que le meilleur gagne ! 



Et viva Espana ! 










